C’était sympa

Traduit par gabrielle.

 

La fête avait été l’idée de Dawn.

 

Les choses avaient vraiment été trop sérieuses dernièrement autour de la maison Summers au goût de Dawn et elle était arrivée à la conclusion qu’une fête était la seule solution possible. Les fêtes rendent les choses meilleures. Vous savez, à part les fois où les zombies attaquent et tuent une partie non insignifiante des étudiants, ou quand tout le monde est piégé dans une maison pendant plusieurs jours, ou –

 

Hasards. Coïncidences. Coïncidences hasardeuses. De plus, Dawn refusait d’utiliser le mot ‘souhait’ depuis, donc plus de ces histoires farfelues. Et ils avaient désespérément besoin de quelque chose pour les remonter. Le moral était… Il pourrait aller mieux quoi. The first terrifiait tout le monde. Même Buffy (ce qui effrayait Dawn plus que tout. The first était allé si loin). Les blagues de Xander étaient forcées, Anya prenait seulement un plaisir modéré à entasser son argent, et Willow… Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Dawn ne pouvait se souvenir de la dernière où elle l’avait entendue rire, ou vu cette chaude lueur dans ses yeux qui avait été d’un tel réconfort dans les durs temps qui avaient suivi la perte de sa mère et de Buffy.

 

La fête était pour eux tous, même les potentielles, mais c’était l’anniversaire de Willow, et Dawn voulait que ce soit aussi spécial et amusant et sans horreur que cela était possible.

 

*

 

C’ était sympa, se dit Willow pour la 657ème fois ce soir-là.. Ils essaient de te faire te sentir mieux. C’était sympa.

 

658ème fois.

 

Willow eut la sensation que son visage allait s’effondrer de tous les sourires forcés qu’elle avait affichés depuis qu’elle était rentrée à la maison et avait été accueillie par une douzaine de personnes hurlant ‘Surprise !’. Au début, elle avait été tout à fait confuse. Elle avait totalement oublié que c’était son anniversaire, un événement si trivial comparé à ce qu’ils vivaient. Qui a le temps de célébrer la naissance quand la mort apparaît indistinctement devant vous, toute confiante et maléfique? Pour un moment, un bref moment, elle avait été tentée de hurler sur eux, de les réprimander et les gronder. Comment pouvaient-ils même penser à faire la fête dans un moment comme celui-ci ? Ne réalisaient-ils pas à quel point ce grand méchant était grand et méchant ? Ils avaient besoin de réponses, ils avaient besoin d’informations et ils avaient besoin que Willow les trouve, mais elle était complètement perdue, zéro réponse, mais hé, qui se soucie de savoir que le mal original du monde ait prévu pour chacun d’entre eux une mort horrible par les moyens les plus affreux ? Faisons la fête !

 

Elle avait ouvert la bouche pour dire tout ça (probablement aspergé de mots et d’expressions assez désagréables) et puis Dawn avait bondi, poussant des cris aigus de plaisir et regardant Willow avec une telle affection que la sorcière sut qu’elle ne pourrait rien dire de la sorte. La fête n’était pas vraiment pour elle. C’était pour eux. Et pour eux, elle pouvait afficher son visage heureux. Après tout, se dit Willow, c’était sympa.

 

*

 

L’ouverture des cadeaux avait été le pire. Les yeux de tout le monde fixés sur elle, la regardant et attendant un signe d’approbation et de plaisir. Le problème était qu’il y avait si longtemps que Willow ne s’était pas sentie contente qu’elle n’était pas sure de pouvoir le feindre de façon convaincante, et elle était déjà si fatiguée. Qui savait que juste sourire prenait autant d’énergie ?

 

Et pour être honnête, les cadeaux étaient complètement déprimants.

 

Il était clair pour Willow que ses amis, ses personnes les plus chères et les plus chéries, n’avaient pas la moindre idée de quoi lui offrir. Les années précédentes avaient été plus faciles : quelques ingrédients de magie par ci, un cristal ou deux par là… Mais maintenant, avec cette béquille partie, il ne restait à ses amis que… Quoi ? Simplement elle. Willow. Brisée et à peine debout mais toujours Willow.

 

Willow regarda les sels de bains et combattit une surprenante intense vague de tristesse et de larmes. Des sels de bains, le cadeau de la mort. Rien ne disait ‘je ne te connais pas assez pour acheter un vrai cadeau’ comme d’obscures toilettes. Et c’était de la part de Buffy. BUFFY. Mon Dieu, c’était une souffrance qui ne pouvait simplement pas s’arrêter. Willow avait senti son masque glisser à l’instant où elle avait déchiré le papier pour découvrir la bouteille dessous. Oh, combien elle détestait ces petits cristaux roses, tout parfumés et détestables. Elle les détestait avec une passion ardente qui menaçait de la consumer, corps et âme, de brûler et brûler jusqu’à…

 

“Will?”

 

Relevant la tête, Willow rencontra les yeux de Buffy, doux et interrogateurs et réalisa qu’on lui avait posé une question. « Oh !Uhh…Oui ! Oui je les aime ! C’est joli ! Et ça sent si bon, à cette façon habituelle des sels de bains. »

 

Buffy se relaxa visiblement. « Oh bien. C’est juste… Es-tu sure que c’est ok ? Parce que si non, tu sais, nous pouvons retourner au magasin demain et… »

 

Willow remit le masque avec force et offrit un visage rayonnant à Buffy avec ce qu’elle espérait être une jubilation enchantée plutôt que la douleur dévastatrice qu’elle ressentait. « Absolument pas ! C’était sympa. Et c’est parfait, vraiment. Pour sûr ce sera relaxant ! Regarde, c’est même dit sur le label. Mm, je peux déjà sentir la relaxation commencer. Yep, si relaxant. » Elle regarda la bouteille dans sa main et résista à l’urgence de crier et de la jeter contre le mur, l’installant à la place avec les autres cadeaux.

 

Pour être honnête, les autres n’étaient pas si mal. Dawn avait acheté à Willow une webcam pour son portable (Dawn avait vraiment acheté le cadeau cette fois, elle avait offert la facture comme preuve). Willow suspectait fortement que le cadeau était plus pour Dawn, qui avait apparemment revendiqué la garde conjointe du powerBook, mais Willow était ok avec ça. Elle avait été connue pour, en son temps, faire quelques cadeaux comme des vêtements ou des CDs qui étaient justement exactement son style et qu’elle était trop heureuse d’emprunter à sa mère après la période d’attente de politesse requise. De plus, le gadget pourrait être utile, si Willow réussissait un jour à convaincre la confrérie de sorcières de se mettre en réseau.

 

Xander et Anya lui avaient acheté un lot de livres du docteur Seuss, que Willow aimait. Elle pouvait définitivement faire avec un bon Horton dans sa vie là maintenant. Anya bien sûr les avait tous lu avant de les lui donner à contre-cœur, mais était heureuse d’annoncer à Willow que finalement elle comprenait quelques-unes de ses obscures références littéraires et que la plupart étaient en fait pleine d’humour. Xander lui avait donné une grande étreinte (de loin son cadeau préféré) et lui avait dit mélancoliquement qu’elle était une adulte maintenant. Ensuite il avait proposé de la mettre au lit ce soir et de lui lire Hop on Pop.

 

Kennedy y avait fait écho, disant qu’il ferait mieux de ne pas interférer avec ses propres plans spéciaux d’anniversaire pour Willow. Xander avait répondu par une interprétation vaguement colorée de Hop on Pop, mais Willow n’écoutait pas vraiment. Elle était de retour aux sels de bain.

 

Les choses s’étaient-elles dégradées à ce point entre elles ? Quand elle était rentrée à Sunnydale, au début, elle avait été terrifiée par la réaction de Buffy. Dire qu’elles s’étaient séparées en mauvais termes était bien en deçà de la vérité. Willow avait été indéniablement effrayée de revoir tout le monde – que dire à ceux que vous aimez après être devenue toute veineuse et meurtrière envers eux ? Oups ? Mais elle savait, quelque part au fond d’elle, qu’avec le temps, ils seraient ok de nouveau. Sauf peut-être Buffy.

 

Buffy était l’inconnue. Elles s’étaient tant éloignées durant cette année, chacune si profondément enfoncée dans leurs propres drames personnels que tout le reste avait semblé insignifiant. Buffy était la meilleure amie de Willow et elle l’aimait profondément, une bonne fantaisie ‘pleurs-et-embrassades’ de la part de Buffy était tellement ce dont Willow avait besoin maintenant. Elles pourraient regarder ‘Beaches’ ensemble avec des sachets et des sachets de M&M’s et devenir toutes mélodramatiques sur les amitiés d’une vie et les maladies terminales. Et ensuite Willow se moquerait de Buffy au sujet de tout le truc ‘Wind beneath your wings’ avec Spike et Buffy lui jetterait une main pleine de bonbons et cela dégénérerait en une bataille de coussins et pour quelques minutes elles pourraient juste rire et pleurer et s’embrasser et être deux meilleures amies.

 

Mais des sels de bains. Que Dieu damne les sels de bains.

 

Et vous savez quoi ? Ce n’était pas sympa. Il n’y avait rien de sympa du tout dans cette situation. Buffy se coupait de tout le monde. Encore. Willow pouvait la sentir s’esquiver, et ce qui rendait les choses encore pires était que Willow s’esquivait aussi. Aucun d’eux ne comprenait ce qu’elle traversait, combien c’était dur de juste sortir du lit chaque matin. Combien incompréhensiblement vide et terrible était sa vie. Elle avait tout ce pouvoir bloqué à l’intérieur d’elle et chaque seconde de chaque jour, elle se battait avec elle-même pour le garder sous contrôle. Parfois, elle pouvait le sentir, comme s’il était vivant, rampant et glissant sous sa peau. Willow n’en avait jamais parlé à ses amis, mais quand Giles l’avait emmené en Angleterre au début, elle avait fini par être convaincue qu’il y avait quelque chose rampant sous sa peau… et elle avait essayé de le couper. Ces jours étaient des jours sombres, les plus sombres qu’elle ait jamais vécus, et elle désirait tant en parler à Buffy.

 

Mais si Buffy la regardait avec la même déception et le même dégoût que Willow ressentait pour elle-même, elle était sûre que son cœur se briserait. Et il ne restait pas grand chose de son cœur à briser.

 

Comme par un poing, Willow fut frappée par un désir pour Tara, si intense qu’elle ne put plus respirer. La voir de nouveau, la toucher. Caresser ses cheveux et regarder dans ces clairs yeux bleus. La respirer, un intoxicant parfum de pommes, de pluie, de sexe et de magie. Entendre cette voix douce, voir ce sourire craquant…

 

Willow se leva abruptement du canapé. Dehors. Elle devait aller dehors. L’attention de tous était heureusement divertie, regardant avec autant d’amusement que d’horreur Xander et Dawn démontrer leur habilité au tango et Andrew essayer la breakdance. Willow s’esquiva dans la cuisine et se glissa dehors par la porte de derrière, la fermant doucement derrière elle, juste à temps pour que les larmes commencent à couler.

 

La perte de Tara était encore une chose avec laquelle Willow n’était toujours pas complètement en accord. Elle avait commencé à laisser aller et à guérir, grâce en partie aux avances sans relâche de Kennedy, mais certains jours… Certaines nuits… Elle restait juste allongée éveillée dans son lit, écoutant Kennedy respirer profondément, indifférente au danger immédiat qui les menaçait tous. Ces nuits, le sommeil était tout simplement impossible. Chaque fois qu’elle fermait les yeux, elle voyait et entendait trop bien. Des coups de feu. Une fenêtre qui se brise. Du rouge sur du bleu. « Ta chemise… » Le son de ses propres sanglots étranglés, ses supplications désespérées à Tara pour qu’elle se réveille.

 

Non, pas de sommeil pour Willow ces nuits-là.

 

S’effondrant sur les dernières marches, les larmes coulant librement maintenant, Willow regarda vers le ciel, cherchant le Grand Ananas mais trouvant seulement des nuages. Un gémissement angoissé s’échappa de ses lèvres. Elle se sentait si seule et elle avait si froid…

 

« Tu aurais du prendre ton manteau, grande idiote » dit une voix derrière Willow, enveloppant la forme tremblante de la rouquine avec une couverture et prenant place à côte d ‘elle.

 

« Buffy ! » s’exclama Willow, essuyant rapidement ses yeux et s’écartant pour faire de la place à Buffy. « Ouais. Manteau. Merci. Je l’ai en quelque sorte oublié dans l’urgence…du chagrin paralysant »

 

« Anniversaire merdique hein ? » Buffy acquiesça avec compassion. « Je suis TELLEMENT avec toi pour ça. Je n’ai pas eu un anniversaire décent depuis JAMAIS. »

 

Willow eut un petit rire. Non, Buffy et les anniversaires semblaient ne jamais aller bien ensemble. Cependant, vous penseriez… « Jamais ? Pas même avant la découverte de la destinée de la tueuse ? »

 

« Nan, » répondit Buffy, enveloppant ses bras autour d’elle-même, d’une part pour de la chaleur, d’autre part pour du réconfort. « Je veux dire, je suppose qu’avant que je puisse former des mots, ils étaient plutôt sympas. Je veux dire, un jour rien que pour moi avec des choses étincelantes et de l’attention. Ça ne peut pas être mauvais. »

Buffy fronça légèrement les sourcils, pensant à tous ces anniversaires passés. « Mais aussi loin que je me souvienne, quelque chose allait toujours mal. Ou Dawn faisait une crise de colère ou la nuit finissait avec Papa et Maman se criant dessus ou simplement… des cadeaux nuls. »

 

Willow émit un reniflement bas et dérisoire. « Ouais »

 

Si Buffy remarqua le ton dans la voix de Willow, elle l’ignora. « Je suis vraiment désolée au sujet de la fête. J’ai dit à Dawn qu’on ne devrait pas la faire, mais… »

 

« Non, non ! » l’interrompit Willow. « Je…C’était gentil ! C’était sympa, vraiment. C’est juste… » La voix de Willow s’éteignit, celle-ci cherchant de nouveau la constellation de Tara dans le ciel mais trouvant seulement le noir. Pas de lumière. Elle prit une profonde inspiration et se serra elle-même. « C’est juste que c’est le premier depuis…tu sais. Depuis Tara… »

 

« Ouais, » dit Buffy. « Je sais. »

 

« Ouais »

 

Les deux restèrent assises en silence, incertaines de ce qui, si quelque chose, devait être dit. Avant que cela ne devienne vraiment gênant, Willow eut un rire bref et plein d’amertume.

 

« C’est marrant, tu sais ? Je pensais juste… J’ai 21 ans. Maintenant, je suis une adulte. J’ai vu des choses si terribles qu’elles défient toute description. J’ai aidé à sauver le monde plus de fois que je ne peux le compter. J’ai tué et ressuscité. J’ai enterré la personne avec laquelle j’étais censée vieillir. Et maintenant – seulement maintenant – je peux commander une bière »

 

« Et tu n’aimes même pas la bière »

 

« JE SAIS ! »

 

« Le monde est plein d’injustice »

 

Buffy remplit le vide entre elle et Willow, attrapant le coin de la couverture et se la jetant dessus. Elle enroula son bras autour des épaules de Willow et serra son amie contre elle, le geste à la fois naturel et si bienvenu. Elles restèrent ainsi pendant quelques temps alors que Willow serrait la main de Buffy de gratitude.

 

« Donc, » commença Buffy, finalement brisant l’embrassade et le silence, « quand vas-tu commencer à me hurler dessus au sujet des sels de bains ? »

 

Willow sursauta, surprise de la tournure inattendue de la conversation. « Qu.-Quoi ? non, je… Ils sont… Ils sont bien ! Si… roses, et parfumés ! »

 

« Allez, Will, ils sont NULS »

 

« B-Bien, ce n’est peut-être pas exactement ce que j’aurais personnellement choisi mais c’était… »

 

« Ils sont NULS » répéta Buffy. « Et ce n’est pas ton véritable cadeau »

 

Willow regarda Buffy, clairement surprise. « Ton véritable cadeau n’est pas encore prêt. Il y a une quinzaine de jours, quand on avait besoin de plus de place pour les potentielles, je suis tombée sur… des vieux trucs de maman. Et j’ai trouvé une pellicule de photos non développée. »

 

Willow acquiesça et avala durement, désespérée d’entendre ce que Buffy avait à dire, mais étrangement nerveuse.

 

« Je n’allais pas le toucher au début. Tu sais… Douleur crue, vieilles blessures. Choses amusantes. Mais je ne pouvais pas ne pas savoir, tu sais ? »

 

Elle s’arrêta, regardant à l’horizon avant de continuer. « C’était des photos de Noël, il y a deux ans. Nous tous, chez moi. Tu te souviens ? »

 

Willow acquiesça encore. ‘Trop de lait de poule’

 

“Celui-là” dit Buffy. « C’est… ce sont quelques-uns de mes souvenirs favoris. De tous. Nous tous, ensemble. Juste une grande famille appréciant du bon temps en famille pendant une bonne vieille fête de famille traditionnelle. Il n’y avait pas de monstres, pas de danger. Juste la paix, la chaleur et l’amour. »

 

« Et du lait de poule »

 

« Et plein de lait de poule » Buffy se frotta les yeux et s’autorisa un moment de retraite dans ces instants. Sa mère n’était pas malade, Dawn était en sécurité à sa place dans le monde, tout le monde était en vie… Elle soupira et retourna son attention vers Willow. « Je ne me souviens pas vraiment de maman circulant avec l’appareil photo, mais elle l’a de toutes évidences fait. Beaucoup de photos sont sympas, mais il y en a une en particulier… C’est nous tous. Toi et moi, Giles, Xander et Anya, Dawn… et Tara. Nous sommes tous en train de rire, je ne me souviens pas de quoi, et nous avons tous juste l’air si… » Buffy chercha le bon mot.

 

« Heureux » murmura Willow.

 

« Ouais. Heureux. Heureux, et en sécurité. Et en regardant cette photo, il me semblait que c’était complètement un autre monde. Une façon dont le monde aurait été. Comment il devrait être. » Buffy soupira profondément, s’extirpant de son rêve et revenant à la dure, froide et pratique vie de la Tueuse. « Mais ce n’est pas comme ça. Et ça ne le sera sans doute plus jamais, pour aucun d’entre nous. Mais avec cette photo, nous pouvons au moins nous souvenir pourquoi nous continuons d’essayer. Et c’est mon cadeau pour toi…mon véritable cadeau. J’ai fait agrandir la photo et elle doit être au magasin d’encadrement maintenant. Devrait être prête dans un jour ou deux. »

 

Willow avait la gorge si nouée qu’il lui était difficile de parler. C’était ce dont elle avait si désespérément besoin. Un centre, une connexion. « Buffy… »

 

“Je veux dire, honnêtement, des sels de bain ? » la Tueuse continuait. « S’il te plaît. Tu me connais sûrement mieux que ça. Quand j’ai su que le travail d’encadrement était retardé, je ne voulais pas arriver les mains vides, mais avec tout l’amusement qu’est l’entraînement des potentielles sur mon agenda, je n’avais pas réellement le temps de retourner au magasin. Donc j’ai donné à Spike un peu d’argent et lui ai demandé de te prendre un petit quelque chose »

 

« Et il a choisi ça ? »

 

« Bien, je suppose que c’est ce que l’on obtient en demandant à un monstre récemment réformé de faire votre shopping pour vous. Ou à un gars. Les deux sont interchangeables des fois. »

 

Buffy attira Willow prés d’elle pour une autre étreinte, une vraie cette fois, aucune d’entre elles n’essayant de cacher leurs reniflements. Peut-être, juste peut-être, nous allons traverser ça après tout, pensa Willow, se sentant plus calme et contente à ce moment-là qu’elle ne l’avait été depuis des mois.

 

Elle regarda de nouveau vers le ciel et fut satisfaite de voir que la couverture de nuages s’était dissipée. Les étoiles étaient visibles dans toute leur splendeur, brillants joyeusement au-dessus de la jeune sorcière. Elle trouva ce qu’elle cherchait instantanément et sourit. « Et tu là, » dit-elle doucement.

 

« Qui est là? » demanda Buffy, suivant le regard de Willow.

 

« Mon ananas »

 

« …Ton quoi ? »

 

« Mon ananas » répéta-t-elle, n’offrant aucune autre explication mais souriant avec bonheur vers le ciel.

 

Ouais, je pense que tout va aller, pensa Willow.

 

C’était sympa.

 

Fin.

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